Points à retenir
- Les œstrogènes protègent naturellement le cycle capillaire, leur baisse à la ménopause déséquilibre ce cycle.
- En période de ménopause, jusqu’à une femme sur deux constate une chute de cheveux plus visible.
- La pousse peut ralentir et les cheveux s'affiner, sans que l'effet soit immédiat.
- Le stress oxydatif accru pendant cette période fragilise aussi la brillance de la fibre capillaire.
- Adapter sa routine capillaire et soutenir son organisme dans sa globalité aide à mieux traverser cette transition.
Introduction
Cheveux plus fins, plus secs, chute plus visible sur la brosse ou dans la douche : ces changements en périménopause ou en ménopause sont peut-être ceux que vous observez actuellement. Rassurez-vous, ce phénomène est très répandu, puisqu'il concerne jusqu'à une femme ménopausée sur deux, et il repose sur un mécanisme hormonal aujourd'hui bien identifié.
Dans cet article, vous verrez donc pourquoi les hormones jouent un rôle aussi important pour vos cheveux, quels effets concrets la ménopause peut avoir sur leur chute, leur pousse et leur brillance, et comment les accompagner au mieux pendant cette période de transition.
Pourquoi les hormones influencent-elles autant les cheveux ?
Le rôle protecteur des œstrogènes sur le cycle capillaire
Le follicule pileux est un tissu sensible aux œstrogènes. Ces hormones favorisent le maintien du cheveu dans sa phase de croissance et soutiennent le fonctionnement vasculaire et métabolique du follicule. Leur présence contribue donc, tout au long de la vie, à un cycle capillaire équilibré.
Ce qui change à la ménopause : la bascule œstrogènes / androgènes
À l'approche puis pendant la ménopause, la production d'œstrogènes par les ovaires diminue progressivement, tandis que le niveau des androgènes augmente. Cette bascule hormonale modifie directement l'environnement du follicule pileux, ce qui peut altérer la texture, la densité et l’épaisseur du cheveu.
Les effets concrets sur vos cheveux
Une chute plus visible
Le déséquilibre hormonal peut favoriser un effluvium télogène : un nombre plus important de follicules bascule simultanément vers leur phase de repos. La chute qui en résulte apparaît généralement plusieurs semaines après le dérèglement initial, et reste, dans la majorité des cas, temporaire une fois l'organisme stabilisé.
Une pousse ralentie et des cheveux plus fins
La baisse d'œstrogènes s'accompagne souvent d'un ralentissement du temps passé en phase de croissance et d'une diminution progressive de l’épaisseur du cheveu. Cet amincissement ne se remarque pas du jour au lendemain : il s'installe petit à petit, ce qui explique pourquoi il est parfois difficile d'en identifier l'origine.
Des cheveux plus secs et une perte de brillance
Moins documenté, le lien entre ménopause et stress oxydatif est également important, la baisse des œstrogènes réduit aussi les défenses naturelles du follicule face aux radicaux libres. La fibre capillaire, moins protégée, devient plus sèche et perd en éclat, un phénomène qui s'ajoute aux changements de densité déjà évoqués.
À retenir : une chute diffuse, répartie sur l'ensemble du cuir chevelu et liée à cette transition hormonale, est fréquente et généralement temporaire. En revanche, une chute plus localisée, persistante ou associée à des plaques mérite un avis dermatologique, car elle peut avoir une autre origine.
Comment accompagner ses cheveux pendant cette période
Adapter sa routine capillaire
Pendant cette transition, la fibre capillaire est plus vulnérable.
Privilégiez des gestes doux : lavages moins fréquents, brossage délicat, séchage à basse température.
Limitez autant que possible les agressions supplémentaires comme les colorations répétées ou les outils chauffants, qui viennent s'ajouter à la fragilité déjà induite par les hormones.
Soutenir son organisme dans sa globalité
Au-delà des gestes capillaires, c'est l'organisme dans son ensemble qui traverse cette transition hormonale. Le confort général pendant la ménopause, sommeil, fatigue, sérénité, exerce aussi une influence indirecte sur la façon dont le corps régénère ses tissus, dont le cheveu.
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*Étude d'efficacité menée sur 25 volontaires pendant 30 jours.
Conclusion
La ménopause n'affecte pas seulement le confort général : elle s'inscrit aussi dans le cycle du cheveu, par la chute, le ralentissement de la pousse et la perte de brillance. Ce n'est pas une fatalité, mais une transition hormonale à accompagner, avec des gestes adaptés et un soutien nutritionnel pensé pour cette période.
C'est une question d'équilibre. Et cet équilibre se construit étape après étape.
Sources
A Long-Term Study of the Safety and Efficacy of a Nutraceutical Supplement for Promoting Hair Growth in Perimenopausal, Menopausal, and Postmenopausal Women, JDDonline - Journal of Drugs in Dermatology (https://jddonline.com/articles/a-long-term-study-of-the-safety-and-efficacy-of-a-nutraceutical-supplement-for-promoting-hair-growth-in-perimenopausal-menopausal-and-postmenopausal-women-S1545961622P0783X/)
Gupta, A. K., V. Economopoulos, A. Mann, T. Wang et P. Mirmirani, Menopause and hair loss in women: Exploring the hormonal transition, 1 juillet 2025 (https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0378512225001860)
Prevalence of female pattern hair loss in... : Menopause (https://journals.lww.com/menopausejournal/abstract/10.1097/gme.0000000000001927~prevalence-of-female-pattern-hair-loss-in-postmenopausal)
